Note d’intention
L’embuscade contre l’armée française à Uzbin le 18 août 2008, ainsi que l’affaire médiatique qui a suivi, m’ont interpellée sur plusieurs aspects. Cinématographiquement parlant, la guerre demeure un sujet de choix. Elle pousse à utiliser des moyens de représentations spécifiques qui doivent se justifier : la guerre n’étant pas une situation confortable, le cadre ne peut pas être fixe et posé ; nous allons donc la filmer à l’épaule.
Elle oblige à se poser des questions qui bousculent le simple jugement moral du bien et du mal. Elle fait partie de ces situations particulières extrêmes où les structures traditionnelles sont recréées. Elle met en place une sorte de zone grise où tuer n’est pas un crime et aller volontairement au-devant de la mort n’est pas synonyme de suicide.
